31/12/2009

La note bleue


Le Rhône, encore lui mais vers le sud cette fois se glisse comme à regret sous le Pont de le Guillotière. Rien ne laisse de deviner qu'il s'agit là de l'un des premiers ponts de Lyon. A l'époque où il était équipé d'un pont levis (j'ai bien dit levis Olivia), il protégeait les lyonnais des hordes sauvages venues du Dauphiné dont on ne pouvait certes pas assumer toute la misère. Il se prolongeait très loin à l'est dans une zone jadis marécageuse. Aujourd'hui il se contente de surplomber la  piscine municipale.
Et c'est sur cette note bleue que je terminerai l'année, avec tous mes voeux à vous, visiteurs de passage, amis fidèles qui me faites l'honneur de me consacrer quelques minutes du temps qui vous est imparti, voire cerise sur le gâteau de déposer un commentaire sur ce blog, histoire de ne pas laisser les lieux dans l'état où vous les avez trouvés. En vous souhaitant beaucoup de réussite dans vos petits et grands travaux picturaux ou autres.

Aproximadamente: el río Ródano noble, pero aún sur este momento.
Y es este Blue Note de terminar el año con mis mejores deseos para usted, los visitantes ocasionales, los amigos que me han hecho el honor de dedicar unos minutos de su precioso tiempo y hasta la guinda del pastel dejar un comentario, la historia no salir de las instalaciones en el estado donde usted los encontró. Le deseamos mucho éxito en sus pequeñas y grandes imágenes o realizar otros trabajos. Y el próximo año!



28/12/2009

Pont Morand


Pont sur le Rhône avec tout le charme du béton précontraint des années 1970, il doit sa forme disgracieuse au métro qui habite son tablier. Le ciel de décembre finissant lui confèrait une aura mystérieusement romantique, on aurait dit qu'il allait se lever et entonner "vissi d'arte", et bien en fait pas du tout.

Quai Pierre-Scize



25/12/2009

Esquisse pour "Passage Ménestier"


Esquisse pour ci, esquisse pour ça, pourquoi tant d'esquisses et si peu de réalisations ? Non mais de quoi je me mêle ? Puisqu'on ne me pose pas la question je vais y répondre, il se trouve que le  temps de l'esquisse m'inspire davantage, je m'y lance sans arrière-pensées et mon pinceau accroche les couleurs dans des conditions que je ne me permets pas sur du bon papier ou du grand format. Idiot, certes mais qu'importe. La combinaison avec le trait de feutre Faber-Castell (merci Nathalie), peu orthodoxe et méprisée des artistes, me permet de m'affranchir des contraintes du dessin dans l'étape colorisation et de penser seulement pigments. Ca vaut ce que ça vaut mais ça m'amuse bien.
Quant au passage Ménestrier qui nous occupe aujourd'hui, peut être ignorez vous, oui je vois que c'est le cas, qu'il part du Rhône et traverse les bâtiments XVIIIème du plus vieil établissement d'enseignement de Lyon, tout à fait. Edouard Herriot, Daladier, Ampère qui a donné son nom au lycée actuel et même le père Lachaise (pour les parisiens qui nous écoutent) y enseignèrent tandis que de grands futurs penseurs y annonèrent rosa rosa rosam rosae rosae rosa : Alphonse Daudet, Baudelaire, Edgar Quinet, Robert Badinter, Jacques Martin, Bernard Pivot ou Raymond Domenech (non le site internet dont je m'inspire déraille, il était dans l'annexe ce qui n'enlève rien à ses mérites). Et par les nuits sans lune votre serviteur parcourt encore en songe les longs couloirs tortueux qu'il eut le priviliège d'arpenter il y a pourtant des lustres.

22/12/2009

Esquisse pour "Chemin de Montauban"


Balade dans le vieux Lyon, au bout du Chemin de Montauban vue imprenable sur les tours du centre moderne de la Part-Dieu en vol plané au dessus la Montée des Carmes Déchaussées, escalade possible sur l'esplanade de Fourvière via la Montée Nicolas de Lange.

21/12/2009

Visite guidée


Dressée sur un éperon rocheux au dessus de la vallée du Lignon parmi bruyères et genêts, la forteresse de Sail-sous-Couzan reste fidèle à son passé millénaire (XIème siècle), ses hautes tours ébréchées défient fièrement les draperies encore sanglantes qui balaient les landes foréziennes. Visite tous les jours en Juillet et en Août de 14h30 à 18h30.

20/12/2009

Esquisse pour "Quai Pierre-Scize"


Les quais de Saône offrent tout un tas de pespectives stimulantes, ici la rue Saint-Paul et son reflet à contre jour. Un jour où j'aurai le temps je reprendrai ça correctement... et probablement que je ne ferai pas mieux, c'est tout le charme des esquisses.

19/12/2009

Esquisse pour "Le nid"


J'ai bâti mon nid
Dans notre chêne
Les feuilles sont tombées
L'hiver est arrivé

16/12/2009

Esquisse pour "Eglise de St-Haon"


Ca pince sévère, on prend son mal en patience et on attend des jours meilleurs, on se replonge dans de vieilles photos, on prend son petit calepin favori, papier inadapté, format trop petit mais tellement sympa et puis voilà, ça vient tout seul, la prochaine fois je réfléchirai deux secondes et j'essaierai un gris un peu moins bithumeux, enfin si j'y pense.
Bonjour chez vous.

06/12/2009

Feu vert


La passerelle St-Vincent, tout le charme des quais de Saône baignant dans un nuage de pollution lyonnaise post tchernobylien.
Au passage, Susan Abbott, des couleurs à couper le souffle, des cadrages au palmer, vaut le déplacement !

02/12/2009

Le "off" à la Biennale de l'aquarelle de Brioude en juillet 2009


Et alors, qu'est-ce qui s'est passé ?


Et bien Raymond pénètre donc dans l'église, il desserre le col de sa chemise ecclésiastique, s'engage dans la nef, et ses sandales crissent sur la pierre froide. Comme tous les jours il soupire d'agacement en passant devant une statue de plâtre qui singe une posture extatique. Il sourit aux colombes qui roucoulent dans le clocher puis se dirige vers la sacristie à pas lents.

Quand à Paulette elle a posé son stylo. Il faut imaginer son regard perçant et son ouïe affutée, elle est aux aguets et soudain elle se lève, ôte son tablier, passe son fichu, attrape son cabas. Sans bruit elle entrouvre la porte et inspecte la place. Odette a quitté la tonnelle, c'est l'heure de sa piqûre. Marcel regarde comme tous les jours pousser ses tomates le menton sur sa canne, il n'entend rien et ne comprend rien. Paulette tire la porte derrière elle, traverse la rue d'un pas pressé, escalade les marches de l'église et s'engouffre dans la pénombre de l'édifice. Petite génuflexion devant la statue de la vierge, en quelques pas elle est devant la sacristie.

Gaby quant à lui a rassemblé quelques clés et un peu de fournitures. A regret il ajuste sa casquette, quitte le frais de la remise, fait le tour de la maison, passe le portillon et sans un regard vers la véranda s'engage à découvert. A son tour le voilà dans l'église, il ôte son couvre chef devant la madone tout en déplorant les déjections de pigeon qui ornent sa coiffure puis sans façon prend la direction de la sacristie.