30/03/2010

Chemin de Montauban


Le haut de la montée des Carmes, début de chemin de Montauban, au pied de la montée Nicolas de Lange. Au fond le couvent des Carmes Déchaussées.
Dimanche dernier les pentes dont on parle beaucoup ici avaient perdu leur charme tranquille et solitaire, investies qu'elles étaient par les coureurs du "Lyon Urban Trial", c'est comme ça que ça s'appelle et ça suppose d'enchaîner les escaliers dans la cohue à un rythme d'enfer, un supplice pour les mollets et  pas question de regarder le paysage.

26/03/2010

Rue Adamoli


Adamoli pourquoi pas, mais Rue on se demande ce qui leur a pris, plutôt un décor de théatre, oui ! Il est vrai que l'on se trouve au niveau du 12 rue des Fantasques, on a un peu de mal à prendre au sérieux ce qui se passe rue des Fantasques. On pourrait monter ici  "Le double assassinat de la rue Adamoli". Certes la pièce n'existe pas mais on a déjà le lieu, il ne reste qu'à adapter la nouvelle bien connue, c'est comme si c'était fait.
Mais je m'égare. Soucieux que je suis de répondre à l'obligation d'information exhaustive et objective que je me donne (on n'est jamais si bien servi que par soi même), je me suis renseigné sur cette étrange Rue Adamoli. J'en retiens trois axes stratégiques plus un et autant d'orientations opérationnelles que je livre à votre sagacité :
1) Pierre Adamoli était maître des ports et ponts de Lyon au XVIIIème siècle, indiscutablement un bon point pour lui, on ignore s'il avait droit à des stock options.
2) Le grand mur de béton du fond de scène a été construit à la suite d'un éboulement qui a eu lieu à cet endroit il y a une cinquantaine d'années.
3) Juste à droite de l'escalier au premier niveau, je n'ai pas représenté une mystérieuse voûte fermée par une sorte de herse, en réalité une propriété du service de l'eau qui ouvre sur un réseau descendant jusqu'au Rhône en arrêtes de poisson. J'ai du mal à imaginer ça. Je vous tiens au courant.
4) Le propriétaire de la moto stationné à l'angle de la rue Adamoli est informé qu'il a laissé ses veilleuses allumées.

24/03/2010

Montée du Garillan, 4ème volée


Info qui n'a rien à voir : vous avez probablement été agacés d'être systématiquement déroutés sur une page de publicité à chaque visite sur ce blog. Sachez que ce dysfonctionnement était totalement indépendante de ma volonté. Je touche de bois mais je crois être venu à bout de l'organisation inutile qui cherchait à tirer bénéfice de votre patience. Toutes mes excuses pour le désagrément.

22/03/2010

Rue St Paul


Donne sur le quai de Saône, vue d'ici la première maison a tout du chateau fort.
A deux pas de là,  une arcade murée dans un recoin sombre et ces beaux vers de Radnoti...

21/03/2010

Montée Coquillat (haut)


L'arrivée de la Montée Coquillat au niveau de la rue des Fantasques (j'aime bien ce nom) est assez acrobatique, on passe sous le porche et on enchaîne encore quelques volées d'escaliers. Un endroit très prisé des peintres nocturnes.

20/03/2010

Ligne d'horizon et points de fuite

Puisque vous me faites l'amitié de parcourir ces pages, je vous livre aujourd'hui pieds et poings liés quelques règles simples de perspective que je me suis fixées au fil de mes croquis, errements et autres aberrations graphiques.

Trois=deux
L'objectif, d'abord comme il se doit. On s'en doute, on cherche à reproduire en deux dimensions ce que l'on voit, autrement dit à transposer des lignes et des directions réelles en traits sur le papier, mais qu'est-ce que le réel là je t'arrête tout de suite, ce n'est pas le sujet ou alors on y passe le réveillon.
On applique des règles différentes pour les horizontales, les verticales et les obliques mais on garde un principe de base qui est que des lignes parallèles entre elles dans la réalité convergent toujours vers un seul point de fuite. En revanche il est évident qu'il y a souvent plusieurs directions dans le sujet à représenter et donc plusieurs points de fuite. La technique est donc de repérer les différents points de fuite relatifs à chacune des directions présentes dans le sujet, on est d'accord ?

Peintres et maçons, même combat
Pour cela la première étape est de rechercher la ligne d'horizon. On peut s'étonner du rôle particulier que joue cette ligne imaginaire dans le raisonnement. En fait cela résulte de notre lamentable destin de bipède, car comme le dit Jean Lasalle qui dit bipède dit vertical sinon c'est dangereux. La ligne d'horizon correspond donc à notre expérience quotidienne qui est de regarder droit devant. J'en vois déjà qui critiquent et divaguent. Si on met de côté la moitié de notre vie que l'on passe à dormir sans se préoccuper de perspective, le reste du temps on est devant la télévision (plus de trois heures normalement), l'ordinateur, en voiture ou en vélo bref on regarde droit devant. Certes il y en a qui font la cuisine, passent l'aspirateur, lisent le journal (pas beaucoup), font de la peinture, ces excentriques baissent le regard ainsi que les promeneurs qui contournent les déjections canines. Et d'autres font tournoyer leur cerf volant ou regardent bêtement les nuages pour y découvrir des poissons, des chiens ou des personnages mythologiques mais là il n'y a plus rien à faire. Au bout du compte le maçon le sait bien, il y une infinité de façons de suivre une horizontale avec un niveau suivant le plan, mais il y a une seule façon de monter des moellons avec un fil à plomb. 

Tracer l'horizon virtuel
Revenons à nos moutons. Cela paraît idiot de rechercher la ligne d'horizon, il suffit de regarder devant soi, non ? Je me permets de vous rappeler qu'à moins d'être en bord de mer, il y en a qui ont cette chance, ou dans une plaine, idem après tout, on ne voit la pas. Pour les autres, toi, moi, nous autres qui passons par là, la limite inférieure du ciel est souvent le haut d'une maison, d'une colline ou d'une affiche publicitaire. Pour ce type de paysage bien situer la ligne d'horizon en dessous du bas du ciel visible sinon ça risque de ne pas le faire.
Concrètement, sur une photo on positionne deux règles sur deux lignes horizontales fuyantes. Leur point d'intersection se trouve sur la ligne d'horizon, on trace ensuite la ligne d'horizon elle même qui est la droite horizontale passant par ce point, ouf !
La ligne d'horizon est l'horizontale
passant par le point d'intersection
de deux horizontales réelles parallèles


A la poursuite des points de fuite
Après c'est un jeu d'enfant. Une horizontale perpendiculaire à l'axe de vision de l'observateur est horizontale sur le papier. Deux horizontales parallèles dans la réalité et fuyantes par rapport à l'observateur convergent vers un point de la ligne d'horizon. Il y a potentiellement une infinité de points de fuite pour les directions horizontales, mais toutes sont sur la ligne d'horizon, c'est bien commode, dans certains cas en dehors du cadre, là c'est moins sympa.

La rue tourne, les différentes orientations des façades
donnent une série de points de fuite
toujours situés sur la ligne d'horizon


Passons aux verticales réelles : il faut regarder où est la ligne d'horizon dans le cadre. Si elle est au milieu du cadre, les verticales réelles sont représentées par des verticales sur le papier, trop fastoche. Si la ligne d'horizon est en bas, les verticales réelles convergent en haut, dans le cas contraire elles forment un V, mais toujours elles se rencontrent en un point situé sur la médiatrice du cadre (la ligne verticale qui passe au milieu).
La ligne d'horizon est en bas du cadre,
les verticales réelles convergent au haut,
leur point de fuite est située sur la médiatrice du cadre

Je termine avec les obliques réelles et je vous laisse travailler, je pense au hasard aux deux côtés d'un escalier : des obliques réelles parallèles convergent vers un point de fuite qui peut se situer n'importe où mais que l'on trouvera facilement en utilisant deux règles cf supra. Le point de fuite est au dessus de la ligne d'horizon si ça monte, en dessous si ça descend. Un cas particulier d'ailleurs généralisable qui se rencontre pour les escaliers : les rampes d'escaliers convergent vers un point de fuite qui est sur la même verticale que le point de fuite des limites latérales du plat des marches. Marrant, non ?
Point de fuite des escaliers montants : au dessus de l'horizon. 




Les droites vertes et rouges  s'inscrivent dans des plans verticaux parallèles :
leurs points de fuite sont sur la même verticale

Dubitatif ? Retournez donc la photo ci-dessus d'un quart de tour et imaginez que la rue a basculé : vous n'aurez aucun mal à reconstruire une ligne d'horizon fictive et à y faire converger toutes les horizontales de cette réalité tordue ! 

PS rédigé en novembre 2011 : Plus d'un an après sa rédaction, cet article est l'un des plus fréquentés de ce blog par des lecteurs qui le plus souvent repartent ensuite silencieusement dans les méandres d'internet. Si cette petite explication vous a été utile, merci de le faire savoir, un message même lapidaire ci-après serait le bienvenu. Quoiqu'il en soit puisque ce sujet manifestement vous intéresse, bonne chance pour vos expériences de dessin en perspective, je serais ravi d'échanger sur vos travaux. 

Lyon par les pentes-la carte

Escaliers, raidillons, passages borgnes, voûtes, ruelles, vieilles pierres, ciments hors d'âge, c'est Lyon par les pentes-la carte, la vraie, la seule !
Je replace ici cette géographie personnelle que j'avais déjà mentionnée dans un message précédent mais le lien ne fonctionnait pas, merci à toi benben pour le coup de main.
Et à vos pataugas si le coeur vous en dit, le problème des escaliers c'est qu'ils montent et parfois descendent, jamais à l'horizontale sont les escaliers, le saviez vous ? Conséquence logique, les itinéraires indiqués sont perpendiculaires aux courbes de niveau et se rencontrent rarement car selon le principe bien connu deux droites perpendiculaires à une même troisième sont parallèles, pas vrai Alice ? Pour vos promenades à associer donc avec Lyon par les quais, bas-ports, places, ruelles, balcons, belvédères, jardins, traboules et autres mais ça sera pour une autre fois...

Afficher Lyon par les pentes sur une carte plus grande

19/03/2010

Les pentes bougent !

avant
après

Où l'on voit cette colline qui s'est effondrée sur le quai Jean-Jacques Rousseau à la suite aux fortes pluies du printemps 2009.
Les pentes respirent encore, elles se sont toujours manifestées de manière véhémente, à Fourvière, cours d'Herbouville et ailleurs.C'est pas tout à fait de la blague, 1930 : 39 morts, 1932 : 35 morts, 1977 : 6 morts, j'arrête ce décompte macabre.
Montée du Gourguillon, dont on a déjà parlé ici, le 14 novembre 1305, la légende raconte qu'un mur de soutènement sur lequel était montée une foule des badauds, on connait les badauds, s'est effondré lors du passage du  pape Clément V qui venait d’être couronné à l’église Saint Just et circulait là en papamobile en compagnie du roi Philippe le Bel et d’un cortège de gens très bien. On dit que le pape y a perdu une pierre précieuse qu'il avait sur lui on se demande pourquoi, elle est probablement encore au fond du caniveau, vous pouvez y aller voir. Le frère du pape, son fils (non là c'est moi qui improvise), le duc de Bretagne (quoi ? des bretons ici ?) et dix autres proches moururent dans cet effondrement sans compter le bas peuple mais pourquoi le compterait-on d'ailleurs !

14/03/2010

La rue Joséphin Soulary et ses cigales


Déjà appeler "rue" cet escalier étroit flanqué de sa rigole qui se glisse entre deux murs approximatifs, c'est un abus de langage assez inadmissible. Essayez de parcourir la rue Joséphin Soulary avec votre Hummer habituel, vous verrez que ce n'est pas si facile ou alors en biais enfin passons. Ensuite ce Joséphin, pas très catholique comme prénom, non ? Que me dit mon écran, habilement piloté qu'il est d'une main experte, ceci dit sans me vanter ? Que Joséphin fut chef de bureau pas moins à la préfecture du Rhône il y a peut être un siècle et demi, bon sang mais ce n'est pas du menu fretin ! Mais de ce grade impressionnant on ne s'émeut peu car on apprend ensuite que ce fier moustachu écrivit de charmants sonnets, celui ci par exemple :

L'aube est volcan ; midi, fournaise ; août fait éclore
Comme un embrasement le baiser de l'été ;
Il ruisselle des cieux, écrasante clarté ;
L'horizon le déchaîne, orageux météore.

Que faire par ce temps de chaleur qui dévore ?
S'étendre au cours de l'eau dans un bois écarté,
Tandis que sur le chêne, en dôme frais voûté,
La cigale emplit l'air de sa note sonore !

Justement, au ruisseau voisin, d'un pied léger,
Voici Margot qui court, furtive, se plonger,
J'allais dans son bain surprendre l'étourdie ?

Non ! brûle qui voudra près d'un brasier pareil !
Je n'ai vu que ses yeux, et je tiens le soleil
Très-débonnaire au prix de cet autre incendie.

Sacré Joséphin ! La rue éponyme te va bien qui ne verra jamais passer les Hummers !

11/03/2010

Montée du Gourguillon


Très belle Montée du Gourguillon, chargée d'histoire, l'une des plus anciennes voies d'accès à la ville. Le dimanche matin de joyeux joggers s'élancent à l'assaut de ces ruelles tortueuses... et souvent s'arrêtent à mi-pente car l'exercice est vraiment sportif. On croise aussi quelques VTT, le plus souvent dans le sens de la descente.


10/03/2010

5 Rue Armand Caillat


Toute petite rue Caillat qui fait la jonction entre la Montée du Gourguillon et la Montée des Epies, l'une des plus anciennes rues de Lyon. 

09/03/2010

Montée des Epies


Charmante montée des Epies, dans le premier tronçon elle se glisse entre deux rangées de charmantes petites maisons avec arcades en pierre dorée, ensuite elle se poursuit à angle droit par un escalier très abrupte.

06/03/2010

Montée Coquillat


Escalade sévère entre des parcelles plus ou moins sauvages, en haut on passe sous un porche avant de gravir plusieurs volées d'escaliers parallèles aux courbes de niveau. 

02/03/2010

Passerelle de l'Homme de la Roche


Une passerelle pour piétons où on se croise à peine joint les deux rives de la Saône au niveau du défilé de l'Homme de la Roche, de solides raidillons dont on a déjà parlé ici permettent de gravir les pentes des deux côtés. 

01/03/2010

Montée des Chazeaux


Le point géométrique où le pèlerin qui descend de la colline de Fourvière plonge dans les ruelles de la vielle ville et se répand dans ses sombres ruelles.