27/03/2009

Chez Goujat

C'est le printemps, non ce n'est pas encore le printemps mais c'est pour bientôt bref on n'y tient plus, nous voilà par les chemins, les prés et les bois. Et c'est ainsi que l'on prend connaissance des initiatives de ces merveilleux jardiniers du paysage que sont les forestiers, bûcherons et autres praticiens de la tronçonneuse qui habitent avec quel talent la bande son de nos périgrinations campagnardes.
Ce petit bois où l'on aimait venir prélever chanterelles et pieds de mouton ? Pas besoin de GPS on y est mais il n'en reste qu'un vaste chantier de boue et de résidus de bois mâchouillé comme du chewing gum, stérile et pour longtemps. Ce grand hêtre au pied duquel on venait regarder descendre les jours d'été en écoutant les trilles des alouettes, il est toujours là mais en kit, allongé le long de cette haie, pétrifié dans sa gestuelle suppliciée.
Pour les alouettes, par contre, j'ai des doutes.
 

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