Mon sujet principal : les paysages que j'ai parcourus. Mes lieux de prédilection : la montagne (Ecrins, Ubaye), le littoral (Finistère, Esterel), les villes (Venise, Florence, Rome, Lyon)… Mes sources d'inspiration : Corot, Sargent, Bonington, Sisley... Ma maxime inatteignable : Peindre, c'est ne pas peindre (Antonio Munoz Molina).
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28/02/2011
Etre dedans
25/01/2011
Je teste de nouvelles teintes

Ici un petit test sur ce genre de couleurs que l'on ne sait jamais par quel bout attraper, genre des pavés mouillés par la pluie ou de l'eau qui dort. Les dalles sont terre de sienne naturelle + bleu de cobalt avec du rouge je crois, l'eau contient pas mal de terre verte de Vérone, c'est un peu fait exprès d'ailleurs.
Bonnes aquas à vous.
20/03/2010
Ligne d'horizon et points de fuite
Trois=deux |
| L'objectif, d'abord comme il se doit. On s'en doute, on cherche à reproduire en deux dimensions ce que l'on voit, autrement dit à transposer des lignes et des directions réelles en traits sur le papier, mais qu'est-ce que le réel là je t'arrête tout de suite, ce n'est pas le sujet ou alors on y passe le réveillon. On applique des règles différentes pour les horizontales, les verticales et les obliques mais on garde un principe de base qui est que des lignes parallèles entre elles dans la réalité convergent toujours vers un seul point de fuite. En revanche il est évident qu'il y a souvent plusieurs directions dans le sujet à représenter et donc plusieurs points de fuite. La technique est donc de repérer les différents points de fuite relatifs à chacune des directions présentes dans le sujet, on est d'accord ? |
Peintres et maçons, même combat |
| Pour cela la première étape est de rechercher la ligne d'horizon. On peut s'étonner du rôle particulier que joue cette ligne imaginaire dans le raisonnement. En fait cela résulte de notre lamentable destin de bipède, car comme le dit Jean Lasalle qui dit bipède dit vertical sinon c'est dangereux. La ligne d'horizon correspond donc à notre expérience quotidienne qui est de regarder droit devant. J'en vois déjà qui critiquent et divaguent. Si on met de côté la moitié de notre vie que l'on passe à dormir sans se préoccuper de perspective, le reste du temps on est devant la télévision (plus de trois heures normalement), l'ordinateur, en voiture ou en vélo bref on regarde droit devant. Certes il y en a qui font la cuisine, passent l'aspirateur, lisent le journal (pas beaucoup), font de la peinture, ces excentriques baissent le regard ainsi que les promeneurs qui contournent les déjections canines. Et d'autres font tournoyer leur cerf volant ou regardent bêtement les nuages pour y découvrir des poissons, des chiens ou des personnages mythologiques mais là il n'y a plus rien à faire. Au bout du compte le maçon le sait bien, il y une infinité de façons de suivre une horizontale avec un niveau suivant le plan, mais il y a une seule façon de monter des moellons avec un fil à plomb. |
Tracer l'horizon virtuel |
| Revenons à nos moutons. Cela paraît idiot de rechercher la ligne d'horizon, il suffit de regarder devant soi, non ? Je me permets de vous rappeler qu'à moins d'être en bord de mer, il y en a qui ont cette chance, ou dans une plaine, idem après tout, on ne voit la pas. Pour les autres, toi, moi, nous autres qui passons par là, la limite inférieure du ciel est souvent le haut d'une maison, d'une colline ou d'une affiche publicitaire. Pour ce type de paysage bien situer la ligne d'horizon en dessous du bas du ciel visible sinon ça risque de ne pas le faire. Concrètement, sur une photo on positionne deux règles sur deux lignes horizontales fuyantes. Leur point d'intersection se trouve sur la ligne d'horizon, on trace ensuite la ligne d'horizon elle même qui est la droite horizontale passant par ce point, ouf ! La ligne d'horizon est l'horizontale passant par le point d'intersection de deux horizontales réelles parallèles |
A la poursuite des points de fuite |
| Après c'est un jeu d'enfant. Une horizontale perpendiculaire à l'axe de vision de l'observateur est horizontale sur le papier. Deux horizontales parallèles dans la réalité et fuyantes par rapport à l'observateur convergent vers un point de la ligne d'horizon. Il y a potentiellement une infinité de points de fuite pour les directions horizontales, mais toutes sont sur la ligne d'horizon, c'est bien commode, dans certains cas en dehors du cadre, là c'est moins sympa. La rue tourne, les différentes orientations des façades donnent une série de points de fuite toujours situés sur la ligne d'horizon Passons aux verticales réelles : il faut regarder où est la ligne d'horizon dans le cadre. Si elle est au milieu du cadre, les verticales réelles sont représentées par des verticales sur le papier, trop fastoche. Si la ligne d'horizon est en bas, les verticales réelles convergent en haut, dans le cas contraire elles forment un V, mais toujours elles se rencontrent en un point situé sur la médiatrice du cadre (la ligne verticale qui passe au milieu). La ligne d'horizon est en bas du cadre, les verticales réelles convergent au haut, leur point de fuite est située sur la médiatrice du cadre Je termine avec les obliques réelles et je vous laisse travailler, je pense au hasard aux deux côtés d'un escalier : des obliques réelles parallèles convergent vers un point de fuite qui peut se situer n'importe où mais que l'on trouvera facilement en utilisant deux règles cf supra. Le point de fuite est au dessus de la ligne d'horizon si ça monte, en dessous si ça descend. Un cas particulier d'ailleurs généralisable qui se rencontre pour les escaliers : les rampes d'escaliers convergent vers un point de fuite qui est sur la même verticale que le point de fuite des limites latérales du plat des marches. Marrant, non ? Point de fuite des escaliers montants : au dessus de l'horizon. Les droites vertes et rouges s'inscrivent dans des plans verticaux parallèles : leurs points de fuite sont sur la même verticale Dubitatif ? Retournez donc la photo ci-dessus d'un quart de tour et imaginez que la rue a basculé : vous n'aurez aucun mal à reconstruire une ligne d'horizon fictive et à y faire converger toutes les horizontales de cette réalité tordue ! |
13/05/2009
Petite leçon de perspective
bien passionnants d'autant qu'il s'agit d'un ouvrage datant d'une centaine d'années destiné aux élèves officiers de l'École Militaire de St-Cyr qui devaient être capables de représenter un théâtre d'opération sans APN. Où l'on voit également que la préparation des cadres de l'armée à la grande boucherie de la guerre de 14 ne laissait rien au hasard.
19/04/2009
Notre page bricolage
25/03/2009
Un peu de technique
Comme tous les quatrièmes mercredis de mars, notre petite leçon d'aquarelle, aujourd'hui la gomme de réserve, souvent appelée Drawing Gum.
Tout le monde connaît cette sympathique substance aux vertus euphorisantes que l'on confond toutefois trop souvent avec le Chewing Gum. Ces deux adjuvants sont naturellement très proches de par leur apparence, leur texture et leur odeur, mais on ne sait pas assez qu'ils sont très différents au regard de leur utilisation.
Le Chewing Gum nécessite une préparation un peu fastidieuse qui décourage le débutant puisqu'il convient de le malaxer longuement entre les dents, attention toutefois mamie à ton dentier. On l'étale ensuite sur l'aquarelle fraîchement terminée avec simple couteau à beurre (2,99 € chez Ikea) ce qui permet d'obtenir des effets de matière incomparables.
Rien à voir donc avec le Drawing Gum, qui mélangé à quelques poils de moquette et fumé dans du papier Zig-Zag, permet à l'artiste de découvrir la troisième dimension. C'est ce que les aquarellistes appellent la "perspective aérienne".
Prochaine séquence, l'aquarelle avec des palmes, préparez votre matériel.







