Google Tag Manager

06/12/2009

Feu vert


La passerelle St-Vincent, tout le charme des quais de Saône baignant dans un nuage de pollution lyonnaise post tchernobylien.
Au passage, Susan Abbott, des couleurs à couper le souffle, des cadrages au palmer, vaut le déplacement !

02/12/2009

Le "off" à la Biennale de l'aquarelle de Brioude en juillet 2009


Et alors, qu'est-ce qui s'est passé ?


Et bien Raymond pénètre donc dans l'église, il desserre le col de sa chemise ecclésiastique, s'engage dans la nef, et ses sandales crissent sur la pierre froide. Comme tous les jours il soupire d'agacement en passant devant une statue de plâtre qui singe une posture extatique. Il sourit aux colombes qui roucoulent dans le clocher puis se dirige vers la sacristie à pas lents.

Quand à Paulette elle a posé son stylo. Il faut imaginer son regard perçant et son ouïe affutée, elle est aux aguets et soudain elle se lève, ôte son tablier, passe son fichu, attrape son cabas. Sans bruit elle entrouvre la porte et inspecte la place. Odette a quitté la tonnelle, c'est l'heure de sa piqûre. Marcel regarde comme tous les jours pousser ses tomates le menton sur sa canne, il n'entend rien et ne comprend rien. Paulette tire la porte derrière elle, traverse la rue d'un pas pressé, escalade les marches de l'église et s'engouffre dans la pénombre de l'édifice. Petite génuflexion devant la statue de la vierge, en quelques pas elle est devant la sacristie.

Gaby quant à lui a rassemblé quelques clés et un peu de fournitures. A regret il ajuste sa casquette, quitte le frais de la remise, fait le tour de la maison, passe le portillon et sans un regard vers la véranda s'engage à découvert. A son tour le voilà dans l'église, il ôte son couvre chef devant la madone tout en déplorant les déjections de pigeon qui ornent sa coiffure puis sans façon prend la direction de la sacristie.


30/11/2009

Esquisse pour 37.2 l'après midi


Il est 16 heures, le bitume est chaud, les martinets sifflent autour du clocher et les sauterelles crissent dans les hortensias. C'est trop tard pour faire la sieste, mais c'est trop tôt pour quitter le frais des maisons. Paulette fait des sudokus sous la véranda au nord, Gaby range ses outils dans la remise.
Raymond est arrivé par la route du bas. Il a garé sa R19 Baccara blanche au pied des marches. Lourdement il s'est extrait de l'habitacle, il a jeté un regard circulaire sur la place du village où rien ne bouge. Il s'est dirigé vers l'église, a gravi quelques marches puis il a poussé la porte de l'édifice et s'est glissé à l'intérieur. La fraîcheur et l'odeur d'encens l'ont saisi.

29/11/2009

Autre ciel d'hiver


L'idée, c'est de faire un vrai paysage d'hiver, mais pas triste. Dans la réalité, le ciel est gris plombé avec des nuances gris souris, les prés sont gris ardoise et les arbres noirs de suie. Technique : on enlève le gris et on remonte tout ce qui reste. Aux risques et périls de l'opérateur, le résultat est assez instable et peut vous exploser à la figure...

23/11/2009

Chez Pilon


Bon je sais, on a déjà vu ça pas mal de fois le coup du petit chemin qui serpente sous un ciel chargé avec des fils qui vont à droite ou à gauche, moi ça me promène, que voulez-vous que je vous dise. Mais il va bientôt se mettre à faire un temps à pas mettre un aquarelliste dehors et je vais me mettre aux bouquets de fleurs comme tout le monde.

21/11/2009

La Saône en crue


D'après photo prise au printemps dernier. Ce qui m'a intéressé, cette petite vague lascive qui vient lécher la berge inondée et les reflets mouillés sur le quai. Mais la suite des quais n'est pas très réussie, et puis ce bleu, ce n'est pas le bleu de la Saône à Lyon qui est vert non plus que le bleu du ciel à Lyon qui est gris, on se croirait sur la Côte d'Azur, il faut absolument que je me fasse un nuancier correct de mes couleurs, je me fais avoir à chaque fois.

18/11/2009

Conversation dans la campagne


Pas génial mais on fera mieux la prochaine fois, c'est une sorte de compilation de ce qu'il ne faut pas faire, il en faut des comme ça, je dirais même que l'on apprend autant des ratés que des travaux plus aboutis. Reste que cette balade dans le beaujolais ne manquait pas de charme tandis que la bise s'acharnait sur les quelques feuilles qui prétendaient encore rester accrochées sur leur branche. Et tandis que brillait la pierre dorée qui pare la moindre cabane de ce territoire de vignobles à deux pas de la bonne ville de Bagnols bien connue des aquarellistes d'ici et d'ailleurs pour servir d'écrin à une superbe exposition de peinture éponyme (forcément éponyme) tous les étés. Et elle brillait d'autant plus en l'occurrence la dite pierre dorée (de calcaire bien entendu) que venait de tomber une averse tout à fait conséquente, et oui, la côte bretonne dont parfois ici on essaya de rendre compte dans toute sa sauvage et rude beauté est certes bien loin  mais les embruns nous décoiffent nous aussi parfois avec un certain manque de tendresse. A ma décharge je dirais que certes la mer est loin de cet endroit mais ça n'a pas toujours été le cas, puisqu'il y a du calcaire, et toc ! Et j'en reviens à ce jour là à cet endroit là où deux promeneurs se livraient à une joute oratoire, à un concours d'éloquence que Ciceron n'aurait pas renié. Thème de ce dialogue passionné ? Les atomes, les ions, les anions et autres cations, si petits mais si vaste sujet !

16/11/2009

Mezenc


Belle journée d'été au Mont Mezenc, 1754 m. Dans quelques années ce sommet fera partie de ces sites où l'on chemine entre des barrières qui empêchent le touriste d'aller piétiner les bruyères, il faut en profiter.