Esquisse pour ci, esquisse pour ça, pourquoi tant d'esquisses et si peu de réalisations ? Non mais de quoi je me mêle ? Puisqu'on ne me pose pas la question je vais y répondre, il se trouve que le temps de l'esquisse m'inspire davantage, je m'y lance sans arrière-pensées et mon pinceau accroche les couleurs dans des conditions que je ne me permets pas sur du bon papier ou du grand format. Idiot, certes mais qu'importe. La combinaison avec le trait de feutre Faber-Castell (merci Nathalie), peu orthodoxe et méprisée des artistes, me permet de m'affranchir des contraintes du dessin dans l'étape colorisation et de penser seulement pigments. Ca vaut ce que ça vaut mais ça m'amuse bien.
Quant au passage Ménestrier qui nous occupe aujourd'hui, peut être ignorez vous, oui je vois que c'est le cas, qu'il part du Rhône et traverse les bâtiments XVIIIème du plus vieil établissement d'enseignement de Lyon, tout à fait. Edouard Herriot, Daladier, Ampère qui a donné son nom au lycée actuel et même le père Lachaise (pour les parisiens qui nous écoutent) y enseignèrent tandis que de grands futurs penseurs y annonèrent rosa rosa rosam rosae rosae rosa : Alphonse Daudet, Baudelaire, Edgar Quinet, Robert Badinter, Jacques Martin, Bernard Pivot ou Raymond Domenech (non le site internet dont je m'inspire déraille, il était dans l'annexe ce qui n'enlève rien à ses mérites). Et par les nuits sans lune votre serviteur parcourt encore en songe les longs couloirs tortueux qu'il eut le priviliège d'arpenter il y a pourtant des lustres.













