30/01/2009

Solutré

La roche de Solutré, un endroit devenu très couru après que Tonton y ait malencontreusement promené son labrador (et Jack Lang). On sait moins que le rocher existait avant cet épisode historique, non, vous avez pas connu. On posait la Dauphine dans le village en bas du chemin et on montait au milieu des anciennes fouilles archéologiques qui bien entendu n'avaient pas été faites comme il convient. Après on pouvait prendre à droite si on était accompagnés par les anciens, autrement on montait tout droit et il y avait des passages assez croquignolesques au dessus de gouffres abyssaux, valait mieux pas trop regarder en bas d'autant que les rochers commençaient à être un peu érodés par la sandale du pèlerin. Où en est on aujourd'hui je vous le demande. La période la plus récente a été marqué par des événements très significatifs et assez sinistres tels que : le bétonnage des abords, l'aménagement de parkings toujours plus éloignés de l'édifice sous prétexte de faire un musée, pourquoi pas un macdo pendant qu'ils y sont et les buis ont poussé de manière totalement débridée au point de devenir arborescents. Il est un temps où il n'étaient que de petits buissons inoffensifs qui délimitaient discrètement les champs de cailloux où de jeunes écervelés construisaient des avions de calcaire qui pourtant volaient très bien. On notait également une production importante de noisettes. C'est bien loin tout cela. On peut encore profiter des restes avant qu'il y ait un guichet à l'entrée mais il ne faut pas traîner.

5 commentaires:

Nathalie a dit…

Des avions de calcaire? Qu'est-ce que c'est ? Pour moi, les cailloux, c'était des troupeaux de chevaux...

hypo a dit…

Merci de rectifier et pardon pour ce coup de folie pas bien dans le ton de ce blog d'ordinaire d'une grande rigueur méthodologique. Les avions n'existaient bien entendu que dans nos cerveaux un peu perturbés, tu sais bien, ce truc qui gène entre les oreilles. On les prenait d'ailleurs en photos, mais ça n'impressionne pas la pellicule, on ne voit que la piste d'atterrissage.

Jacques Pothier a dit…

Je confirme, les avions en calcaire offraient des cockpits autrement solides que ceux des A320. Bon, c'est pas un critère essentiel pour un avion? En tous cas, je crois que même en pierre, ils ont disparu, ou alors c'est la ruse des buis poussant à tort et à travers...

El Lobo a dit…

Je confirme aussi, en tant qu'ancien pilote de ces avions de calcaire, à l'époque ou ma taille me permettait d'être sélectionné pour ce métier. Et le calcaire chauffé au soleil, ça sent bien meilleur que le kérozène, je vous assure.

hypo a dit…

"Calvin, le pilote de ligne, ne se posera pas à St-Louis comme prévu. Calvin refuse d'aller à St-Louis ! Il veut voir le Grand Canyon DE PRES !"
Roger, El Lobo !