02/12/2009

Le "off" à la Biennale de l'aquarelle de Brioude en juillet 2009


Et alors, qu'est-ce qui s'est passé ?


Et bien Raymond pénètre donc dans l'église, il desserre le col de sa chemise ecclésiastique, s'engage dans la nef, et ses sandales crissent sur la pierre froide. Comme tous les jours il soupire d'agacement en passant devant une statue de plâtre qui singe une posture extatique. Il sourit aux colombes qui roucoulent dans le clocher puis se dirige vers la sacristie à pas lents.

Quand à Paulette elle a posé son stylo. Il faut imaginer son regard perçant et son ouïe affutée, elle est aux aguets et soudain elle se lève, ôte son tablier, passe son fichu, attrape son cabas. Sans bruit elle entrouvre la porte et inspecte la place. Odette a quitté la tonnelle, c'est l'heure de sa piqûre. Marcel regarde comme tous les jours pousser ses tomates le menton sur sa canne, il n'entend rien et ne comprend rien. Paulette tire la porte derrière elle, traverse la rue d'un pas pressé, escalade les marches de l'église et s'engouffre dans la pénombre de l'édifice. Petite génuflexion devant la statue de la vierge, en quelques pas elle est devant la sacristie.

Gaby quant à lui a rassemblé quelques clés et un peu de fournitures. A regret il ajuste sa casquette, quitte le frais de la remise, fait le tour de la maison, passe le portillon et sans un regard vers la véranda s'engage à découvert. A son tour le voilà dans l'église, il ôte son couvre chef devant la madone tout en déplorant les déjections de pigeon qui ornent sa coiffure puis sans façon prend la direction de la sacristie.


1 commentaire:

Nathalie Paradis a dit…

Aah mais tu écris ... :)